La force nocive du harcèlement

La compagnie IFunamboli sur la scène du TMS demain soir

La figure masculine privilégiée

« Dès le début, j’avais l’idée de développer cette démonstration de huit minutes présentée au Concours chorégraphique contemporain Jeunes compagnies en un spectacle de cinquante minutes. Cela m’a permis d’approfondir ma réflexion sur le harcèlement et l’homophobie », explique le chorégraphe et directeur artistique de la compagnie.

Sur scène, les quatre danseurs interrogent et incarnent toute la force destructrice de ce phénomène de société. « La pièce révèle des corps marqués par cette hostilité et cette agressivité à travers le témoignage d’un individu dont la différence et la faiblesse font de lui une victime facile. En effet, les normes dominantes de la société induisent des effets pervers propices à la violence », commente-t-il.

Divisé en deux parties, ce spectacle ouvre cette problématique jusque dans l’intimité. « J’utilise le tapis comme métaphore de l’espace privé et intérieur car cet objet représente selon moi une référence universelle de l’habitation et des rituels du quotidien. Cela permet de modéliser la détresse de l’individu et l’intrusion que cela implique dans sa vie privée », détaille-t-il.

Déjà corrompues par les pressions sociétales, ces frontières finissent irrémédiablement par s’écrouler. « J’ai privilégié la figure masculine car je trouve qu’elle représente l’expression la plus extrême de cette forme de violence. De par sa force physique, l’homme aura davantage tendance à marquer son territoire avec animalité et méchanceté tandis que la femme sera plus subtile », ajoute Fabio Crestale. Une introduction à la 25e édition du concours présentée samedi.

CHORÉGRAPHIE: Sur scène, Thomas Queyrens, Arnaud Baldaquin, Andrea Apadula et Brian Caillet incarnent et interrogent la virulence du harcèlement et de l’homophobie.

PHOTO TOMMASIO GIUNTINI

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