Entrelacés dans le Boléro

PARIS Une soirée-concert au sommet de la terpsichore. L’Orchestre Pasdeloup, le plus ancien de France fondé en 1861 à Paris par Jules Pasdeloup, pour son concert à la Philharmonie de Paris le 17 janvier, a souhaité que la musique trouve une incarnation dans la danse : ainsi l’exécution du Boléro de Maurice Ravel sera accompagnée de la chorégraphie éponyme de Fabio Crestale. Devant l’Orchestre, deux danseurs de la compagnie IFunamboli interpréteront le Boléro créé en 2023 par le chorégraphe italien actif à Paris (critique dans D&D n° 318). Sur la scène de la Philharmonie, Antonin Muno et Manon Palais, danseurs d’une intensité rare, capables d’incarner cette tension érotique croissante qu’a imaginée Crestale pour cette rencontre-affrontement de corps qui, après s’être étudiés, explosent à l’image de la partition, dans des prises acrobatiques, des chutes et des remontées, en équilibre entre résistance et éros.
www.philharmoniedeparis.fr

Corps performatifs

MILAN FOG Triennale Milano Performing Arts retrace son parcours unique à travers les formes les plus radicales et poétiques de la scène contemporaine. La neuvième édition du projet Triennale Milano Teatro, consacrée à l’exploration des nouvelles frontières des arts vivants – théâtre, danse, performance et musique – revient du 27 février au 26 avril. Parmi les invités : Romeo Castellucci, Marcos Morau, Alessandro Sciarroni, Marco Berrettini, Mario Banushi, Benjamin Kahn et Nemo Floret. Le langage du corps domine les rendez-vous de mars avec Op.22 No.2 de Sciarroni, solo pour Marta Ciappina présenté au PAC le 5 ; avec le travail du Libanais Ali Chahrour When I saw the Sea, qui entremêle danse et poésie pour raconter l’histoire de trois travailleuses migrantes (11 mars) ; avec Benjamin Kahn et son The Blue Hour, troisième solo d’une trilogie centrée sur le danseur Théo Aucremanne, et Silvia Rampelli avec L’avvenire sur le thème de l’apparence et de la représentation (14 mars). Marcos Morau présente le 21 mars la dernière création pour La Veronal, La Mort i la primavera (critique dans D&D n° 324), précédée du captivant duo de Matteo Sedda FUCK ME BLIND, inspiré du dernier film autobiographique de Derek Jarman, tourné en 1993 peu avant la mort du réalisateur des suites du SIDA. Les 24 et 25, le nouveau spectacle de Marco Berrettini Jiddu (critique dans D&D n° 325) et Daniele Ninarello (25 mars) avec Rise, produit par le réseau RING dont la Triennale est partenaire : un dispositif ouvert et participatif autour de nouvelles possibilités de coexistence. www.triennale.org

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